24 mai 2009
La saison des pluies
C’est partit pour les araignées de 10 cm de diamètre velues ( Jo peut témoigner), les fourmis par centaines de colonies ( y en a même une dans l’ordi de Sandra), les grenouilles (j’ai roulé sur un bébé grenouille qui n’a pas su résister au poids de ma moto, je m’en suis voulu pendant une semaine…),les K-Way qui craquent en plein orage alors qu’on est sur la route en moto, les heures pour faire sécher son casque qu’on a oublié accroché à la moto pendant la nuit,les moustiques qui pullulent on ne sait comment et qui deviennent invisibles (on est couvert de boutons sans même avoir entendu un seul « bzzz »), à notre parfum senteur « anti-moustique », aux fuites dans la maison en bois, aux fruits gorgés d’eau et muris au soleil !!
La Malaisie
Bon, ce coup là ce n’est effectivement pas une frontière direct avec le Laos, il n’y a pas non plus de gentil volontaire, mais y a un ami de lycée ! Alors, ca me suffit.
La Malaisie… un pays particulier, où se mêlent grands buildings, plages idylliques, indiens, chinois, musulmans, malais, catholiques, hindouistes…. Ma première réaction fut de me dire « c’est extra de voir un tel melting-pot vivre ici ! », puis on y regardant de plus près et après éclaircissement de la part de mes gentils hôtes, j’ai réalisé que ces populations vivent à coté les unes des autres. Il y a du racisme, des vols des discriminations, de la violence, en tout cas de ce que j’ai vu à Kuala Lumpur ( KL ou Kuala, pour les intimes). Bon toujours au rythme du sud est asiatique, certes, pas de foulure la cheville pour course effrénée.
Pour sortir de ce cadre un peu stressant, je me suis donc rendue à Penang. Ile, au nord de la Malaisie, reliée à la terre par un gigantesque pont. Là je me suis tout simplement laissée guidée par le rythme entrainant des vagues sur le sable blanc et émerveillée par le coucher du soleil…
Puis je suis allée à Malaka, ville protégée entièrement par l’UNESCO. Quelle ville étonnante! A 2h de bus dans le sud de KL, ce vieux port marchand garde les traces des différents pays colonisateur, Chine, Danemark… mélange surprenant, saveurs diverses, cuisine succulente ! Dans la même petite rue traversant le centre, j’ai pu voir une église, une mosquée, un temple indou, une pagode bouddhiste et un temple chinois. Tout ça dans le calme que peut apporter une charmante bourgade et 6h de marche.
Ce qui m’a le plus marqué, me demanderez-vous, et bien ça serra la cuisine de Duf. J’ai pu enfin ne pas aller manger au restaurant, manger un bon plat de pâtes comme de par chez nous, des plats minitieusement crees par mon hote, sans oublier le gateau au chocolat de sa belle, bien sur.
Oh douce France, que ta cuisine me manque !
Le Vietnam
Le coté pratique, en habitant au Laos, ce petit pays oublié entre plein de pays, c’est qu’il a plein de frontières ! Alors imaginez bien qu’en baroudeuse de l’extrême, que je suis, « j’y ai testé», comme on dit. Le must c’est quand une aimable personne accepte de vous héberger et de vous montrer du pays ; ah y sont bien ces volontaires-bambous !
J’ai donc visité Hanoi, ville magnifique, emprunte de toutes les époques qu’elle a traversé : du colonialisme au communisme, sans jamais oublier les croyances locales bien encrées. Je me suis donc baladée dans les jolies rues du quartier colonial, j’ai vu le tombeau d’Ho Chi Minh, j’ai été sur le lac de la tortue sacrée… Je passais d’émerveillement en émerveillement, avec des moments chocs, tel que la vision d’une gigantesque pancarte recouvrant un immeuble, sur laquelle on pouvait voir l’oncle Ho souriant et jouant avec des enfants.
Puis nous sommes partis voir des familles parrainées, dans les endroits reculés du Vietnam. J’ai pu, alors, bien voir la différence entre nos deux pays. Il y avait des églises partout, des roses, des vertes pomme, des jaunes… 10% de la population est catholique !! Et surtout les maisons que nous visitions étaient toutes en dur, le fossé entre le Vietnam et le Laos est plus grand que je ne pensais. Même si les routes sont mauvaises, elles sont goudronnées et il y en a plus d’une ! Le Laos a encore du chemin à faire. De ce que j’ai vu en tout cas. Impression personnelle.
Je suis ensuite partie visiter la Baie d’Halong… Etonnant. « Halong » veut dire « dragon », selon la légende locale, un dragon habitait sur les terres de la région, ayant envie d’aller en mer, il se déplaça en fouettant sa queue sur le sol ; de ces vibrations sont nées la Baie d’Halong terrestre et celle en mer. La légende veut que le dragon soit toujours dans la baie, beaucoup de vietnamiens en on très peur. Je n’ai rien vu. Pourtant j’ai passé deux jours et une nuit sur une jonk. Ca ne servirait à rien que j’essai de décrire la beauté du site, je vous laisse regarder ça en photo. Juste un petit mot : quelle coupage de souffle (oui, bon ça va…) j’ai eu, en sortant de ma chambre à 8h du matin, face à la vue, alors que nous avions jeté l’encre dans la baie…
Mon acolyte et moi-même, nous sommes ensuite rendus en train de nuit, très luxe, tout en bois, à Sapa. Ville frontière avec la Chine. J’en avais beaucoup entendu parler, mais la réalité fut au dessus de mon expectative. Des rizières en terrasse par centaines, des perspectives mystiques, du fait du climat très brumeux, des villages ethniques où les habitants vivent au rythme de leur travail dans les champs… Un monde surprenant, car à coté de cette simplicité que nous avons pu découvrir en se baladant à moto, on peut voir dans la ville de Sapa, des dizaines de femmes en habits traditionnels Mongs (ethnie des montagnes que l’on retrouve au Laos, en Thaïlande et en Birmanie)vendant toutes sortes de choses. Tout est fait pour le touriste, même le lac artificiel, nouvellement construit. Dommage ? Je ne sais pas, la région est du coup assez riche… Le revers d’une médaille ? Surement.
Tout ça agrémenté de « How I met your mother », on ne se refait pas.
Pimai
J’ai eu pas mal de visite, de Paris, Bangkok et Phnom Penh. Pour Elodie, de Phnom Penh, ce fut une inculturation directe et sans préambule : Pimai. (photos Serie 04) « Pimai » veut dire nouvel an, le nouvel an du calendrier bouddhiste. Pour fêter cet événement nous nous sommes rendus dans un village aux alentours de Thakek. Habillés de nos plus beaux tissus à fleurs (c’est la tradition), nous arrivâmes dans ce village où des enfants sont parrainés. Accueillis comme la reine d’Angleterre, nous fîmes un Bacci (vous, lecteurs assidus de mon blog, savez maintenant ce qu’est un Bacci). Puis nous déjeunâmes du bon poulet bouilli et du « kao niao » ( riz collant, cuit à la vapeur, spécialité culinaire du Laos). Après ce festin royal, il nous fut présenté la tradition du village en cette occasion : chacune des 50 familles du village était sous une tente chamarrée, et avait préparé les plats traditionnels qui composent son quotidien. Je tiens à resituer : nous sommes en Asie, au Laos, à Thakek, dans un village reculé… Les plats traditionnels se composent principalement de ce que les villageois trouvent en forêt. Devinez… oui, j’entends du « grillon » à gauche, c’est vrai ; « des larves de fourmis rouges », tout à fait madame devant, c’est ca ; « des grenouilles entières séchées à manger d’un coup », oui oui ; « des sauterelles » ; « des œufs de grenouille, ceux qui ont l’apparence de défection et qui collent à la dent » aussi, oui ; « du serpent », un classique ; le pire public, fut l’escargot que personne n’a eu l’idée de faire baver… Oui, ça c’est hyper méga horriblement dégueu, pourtant j’adore les escargots de bourgogne. Pour le reste je laisse libre court à votre imagination, vous avez compris le ton. Sans oublié la boisson : du pepsi, du jus d’orange pétillant hypra chimique, du lao lao, un jus vert bizarre, le tout chaud, bien sur ! Autant dire qu’on y croyais pas quand on a eu fini le tour des 50 familles… Je vous laisse vous délecter des photos et imaginez notre état. Puis nous sommes passés aux féstivités qui consistent à laver la Vierge Marie et nous même. En gros tout le monde se jette de l’au pour se laver des pêchés de l’année et se met de la farine sur le visage pour la chance. Cf photos. Enormissime, nos batailles d’eau de collège sont vraiment rien à coté… Le pire ? On a remis ça le lendemain…
Luang Phrabang
Ma visite à Luang Phrabang a été entre l’émerveillement et la loose complète.(photo serie 04) Je vais commencer par la loose complète. Pour ceux à qui le mot « loose » ne parle pas, je vais décrire : imaginez vous partir à 7h du matin, en 4*4 un peu défraichi, sans climatisation pendant la saison la plus chaude au Laos. Vous voyez ? et bien ce n’est qu’un début. Continuez avec un chauffeur complétement inconscient, qui a du avoir son permis au rabais, en pleine route de montagne, non goudronnée, donc sur du sable… Vous les voyez les virages en dérapages ? Le tout fenêtre ouverte pour éviter de suffoquer, donc recouvert de poussière. Imaginez ensuite, deux gentils et braves volontaires à l’arrière de cette cariole de l’enfer, passant par le stade de la panique la plus totale, l’ennui, le délire et finissant par se faire des coiffures de punks avec la poussière servant de gel. Le tout durant 2h30 l’aller, aller-retour dans la journée, bien sur. Mais quelle découverte en arrivant, un village rempli de sourire et des yeux pleins de curiosité ! C’est un village que nous n’avons pas visité depuis deux ans, donc j’ai demandé à voir tous les enfants. Nous avons passé 4h à voir les enfants un par un, essayant de poser des questions qui soient sont réstées sans réponse soient trouvaient réponses parmis les villageois servant de public. Mmmmm pas sur que TOUS les enfants veuillent devenir prof de français… Bref, après un « heureusement que je suis coordo projet » de mon collègue, nous voilà repartit sur notre folle route, vers Luang Phrabang. C’est un peu ça la loose. Par contre l’émerveillement vient de la beauté et du patrimoine de cette ville protégée entièrement par l’UNESCO qu’est Luang Phrabang ( située au nord du Laos). Que de temples rouges chatoyants au soleil, que de jolies maisons de l’époque coloniale magnifiquement entretenues… Chaque temple, chaque ruelles nous coupent de notre monde et nous font entrer dans le leur. Sans parler des restaurants plus alléchants les uns que les autres, ni des touristes qui m’ont fait avoir honte d’être française… Je vous laisse voir tout ça en photo, en particulier le coucher de soleil mythique du Mont Phou Si. PS : j’oubliais : on a creuvé aussi !
02 mai 2009
du nouveau... bientôt!
je promets de mettre à jour ce joli blog dont je ne sais que peu me servir, d'où le peu de couleur et d'atraction dans ma présentation, en début de semaine.......!!!!! promis public.
24 février 2009
photos à l'appui
les photos correspondantes son t la série 03!
j'attends vos commentaires...
Je mets à jour mon blog
Je mets à jour mon site car j'entends toutes vos réclamations de fans enragés sans nouvelles de leur idole.
Je suis allée passer les fêtes de fin d'année au Cambodge. La classe,
oui.
Je suis arrivée en avion du Laos à Siem Reap (lieu de visite des temples
d'Angkor), là j'ai pris directement un bus pour Phnom Pen, 6h de bus,
on ne perd pas les bonnes habitudes! Cela m'a permis de voir du paysage
et du coup, de pouvoir comparer avec le Laos. Il y a bien sur plein
de point commun ; mais la grosse différence c’est que les khmers sont
au moins 10 fois plus nombreux (6 millions d’habitants au Laos), alors
c’est forcement plus sale, il y a des bidonvilles, la circulation
est inimaginablement (je sais ça n’existe pas comme mot, mais là
si !) bordélique je fermais les yeux et me recroquevillait alors que
j’étais dans un touktouk… Bon passons cet élément un peu dangereux
de mon séjour.
Par contre, comme ils sont plus nombreux, ils sont aussi plus avancés sur certaines industries et services. Donc c’est tout de même un peu moins dépaysant sur certain points, tel que les bus, le fait que les gens parlent à peu près anglais et qu’il y ait beaucoup de monde dans la rue !!
Phnom Pen=vrai capitale !
Après avoir suivi les bambous du coin pendant trois jours à Phnom Pen, je me suis rendue à Kam Pot dans le sud, où j’ai suivi une bambou et fêter Noël. Je crois que je me souviendrai de ce Noël assez, comment dire, exotique et surtout horreur pour nous, sans dinde !! Mais avec des milliers d’enfants, alors oui, la magie de Noël était là, mais pas comme je la connaissais.
De retour à Phnom Pen, j’en ai profité pour visiter la ville et arrêter de faire de la voiture au minimum 4h par jour ! Je laisse les photos vous expliquer tout ça.
Puis intervient l’épisode déguisé
en Apsara… No comment. Je vous remets des photos pour la rigolade.
Vous verrez ce que ça a donné sans retouche photo…
Puis j’ai rejoint une bonne ribambelle de bambou de tout les pays où EDM agit à Siem Reap. Nous avons visité les temples d’Angkor sous un ciel de 10 m de hauteur gris et pluvieux… plutôt moyen pour voir la magie de lieux, surtout à cause du millier de touriste qui nous accompagnait. Cela dit, cela reste bluffant et impressionnant. Je ne vous mets que peu de photo de cet épisode, car il suffit d’ouvrir un guide pour en trouver des mieux et sous le soleil !
Du coup nous étions en pleine forme
pour fêter le nouvel an comme il se doit. Ce que nous nous sommes empressés
de faire ! D’abord avec du fromage, du vin et du saucisson (toute personne
ayant quitté la France quelque temps vous confirmera le manque soudain
de ces trois ingrédients dans sa vie à l’étranger, donc imaginez
notre dévotion au bambou qui nous a fait ce cadeau fraichement rapporté
de France), puis nous sommes allés en centre ville (bloqué aux voitures)
pour boire un verre dans un bar quand la ville se trouva dans l’obscurité,
eh oui les pannes d’électricité c’est courant… Bref, donc nous
voilà éclairé à la bougie, moment magique ! puis nous sommes allés
dans un bar en haut d’un immeuble avec balcon pour voir le « feu d’artifice »
( je fais ma blasée, mais je suis habituée à ceux du concours international
de Cannes, alors vous comprenez…), puis nous sommes revenus dans la
rue remuer nos corps endiablés dans la foule!! Un beau nouvel an !!
Me voilà de retour à Bangkok, pour retrouver d’autres bambous et fêter la galette des rois ! (pareil, rapportée de France… Merci à toi Bambou !) Puis retour à Vientiane, pour continuer tranquillement ma mission.
Enfin c’est ce que je croyais, en fait j’ai du déménager et je squatte actuellement chez une amie suite à la folie furieuse de ma logeuse. No coment, il y a des cons partout.
Puis suite à des douleurs continues au poignet, j’ai refait un tour chez le médecin, oui j’ai une entorse au poignet suite à mon accident, donc atèle !!
Super !! Heureusement que je suis bien entourée…
Voilà l’état dans lequel j’étais au moment de la venue de Jo, autant vous dire qu’elle était bienvenue.
Il est resté 3 semaines, et c’était idyllique, je vous montre quelques photos…
Le voilà maintenant repartit. Mais surprise que m’arrive-t-il ?? J’ai des boutons rouges sur tout le corps et des ganglions dans la nuque ! Ah oui, c’est ça, c’est soit une mononucléose infectieuse, soit une rubéole…Super ! J’ai fait une prise de sang et je saurai dans deux jours. Cela dit j’aide bonnes couleurs (le médecin c’est quand même bien marré quand il m’a dit que je risquais de faire une rubéole, apparemment c’est assez rare chez l’adulte, oui je suis une adulte). Bon bah ce n’est pas grave ça ferra de bons souvenirs.
Me voilà donc clouée au lit (histoire de ne pas transmettre ma maladie à qui que ce soit, les lao ne sont pas vaccinés) et je pars demain soir à Luang Prabang. Tout ceux qui se sont à peu près intéressés au Laos, savent que j’ai de la chance d’y aller pour 10 jours !! Et oui il ya quand même des centaines de bons cotés ici !! Je vous montrerai des photos, bien sur ; pour les incultes sachez que c’est l’ancienne capitale du Laos, protégée ENTIEREMENT par l’UNESCO en tant que patrimoine mondial !!!
Sur ce, je vais maintenant m’atteler
à charger les photos sur ce blog, ce qui n’est pas une mince affaire !
Je suis désolée de vous avoir délaissé si longtemps, et j’espère que mon récit de mise à jour n’est pas trop long…
Je vous embrasse tous, vous travailleurs au froid (il fait 35° facile), nouveaux parents, nouveaux CDIstes, et autres voyageurs (ya sista !)
04 décembre 2008
A Vientiane
Je viens de rajouter un album photo, 02-Vientiane, suite à la demande: "tu fais quoi quand tu es à Vientiane?" voilà des images sur le vif!
J'espère que ça serra parlant..
Je prépare mon départ sur le terrain, et mon séjour au Cambodge, où je passerai Noël et le Nouvel an (à Angkor... oui plutôt pas mal!!).
Je vous souhaite un bon préparatif de fêtes de fin d'années!! Ici nous avons du mal à réalier que Noël approche, car la journée nous sommes en T-Shirt!! Je sais qu'il neige à 13 000 km d'ici, et je ne vous envie pas trop!! Même si nos repères, aux autres expats et moi, sont un peu débousselés!!
A très vite, pour de nouvelles aventures!
01 décembre 2008
glagla
Non, non, ce n'est pas une blague: il fait froid!
oui chers lecteurs, je dors avec chaussettes, écharpe, gilet et couette... et là je suis dans le salon, en pull, écharpe et couverture polaire! il fait dans les 10 degrés la nuit et 25 le jour au soleil. Vous me direz "10 degrés, c'est pas froid! tu craques Giselle, chez nous il neige et il fait -3°!", et là je vous répond oui mais dans les maisons Lao, il n y a ni fenetre ni chauffage! et oui, le froid n'est pas très habituel au Laos, là tout le monde se gèle, surtout le gardien qui dort dehors... donc il n'y a pas de fenêtre, car en général on cherche plutôt le courant d'air. en gros, IL FAIT FROID!
Demain c'est la fête nationale, donc c'est un jour férié et tout est fermé, il n'y a pas d'événement particulier apparemment, peut-être un défilé à 4h du matin pour ne pas que les touristes viennent. sympa.
Je tiens à vous rassurer, je ne ressens nullement les troubles qui ont lieu à Bangkok. A part via TV5 Monde.
J'ai emménagé dans ma nouvelle maison. Chez une expatriée, qui a plusieurs chambres disponibles dont une avec entrée indépendante que j'occupe. Il y a un grand jardin, dont j'ai profité hier, en grillant au soleil. L'avantage du froid c'est que la journée est très agréable au soleil, on y tient maintenant plus de trois minutes!
Tous les RP sont en pleins préparatifs de Noël, donc très pris, ce qui fait que je tourne un peu en rond. Je me consacre pas mal à mes cours de Lao. Je vais aller en Thailande, à le frontière pour acheter 2-3 décos pour ma chambre, car on trouve tout là-bas et c'est moins cher!
Je pense que vous aussi êtes en plein préparatifs de Noël, alors bonnes fêtes!
A bientôt!
Pour ceux qui me disent ne pas être prévenu lorsque j'écris des articles, êtes vous inscrits? Parceque normalement j'ai programmé pour que les abonnés soient prévenus.
21 novembre 2008
session 01
Voilà la session 01 de photos complète!!!
n'hésitez pas à me faire part de vos impressions!!!!
19 novembre 2008
a y est!
C'es bon j'ai réussi à mettre une partie des photos, mais au bout de 3 h d'internet j'en ai un peu marre, alors suite au prochain épisode! pour ne pas confondre les albums je mets un numéro devant, par vague d'album.
Je vous rappel que ce week-end c'est les 5O ans d'EDM à l'UNESCO!!!!!!
J'en profite pour remercier tous ceux qui contribuent à la magnifique expérience que je vis, par leurs dons, et j'espère vous la faire partager du mieux possible.....
17 novembre 2008
petites news!
Bon, pour les photos, je m enerve contre ce logiciel de m.... pour mettre les photosm mais ca va viendre! je reviens de Savanakhet ou j ai passe deux jours extra, acceuillie comme une princesse, couverte de cadeau les plus kitchs, j adore!! je vous mets les photos aussi! Je n ai pas vos adresses postales, donc si vous me les envoyez, vous aurez une carte pour Noel!!!! Je suis toujours entrain de chercher une maison et ce n est pas facile, alors je m achete des chaussures a 4 euro pour compenser! comme qui dirait: ne pas rester sur une frustration!! a bientot ca va vous???
11 novembre 2008
photos
j ai probleme avec le logiciel de photos, les photos arriveront demain!!!
Sur le terrain
Ba dis donc, ca fait une bonne paie !
Ils s’est passé beaucoup de choses pour moi depuis la dernière fois, et comme je ne peux pas tout écrire et raconter, (déjà que j en mets des tartines à chaque fois, là je vous conseil de poser un RTT pour lire) je rajoute pas mal de photo qui parleront d’elles-mêmes. Attention certaines sont dédicacées !
Commençons donc par le commencement. Je vais faire de mon mieux pour tout vous raconter de façon chronologique, mais pardonnez-moi d’avance si mon récit est quelques fois décousus.
J’ai donc ce dernier mois fais le tour de
tous les programmes de parrainage au Laos. Je vais en profiter pour être plus
concrète dans mon activité professionnelle au Laos, à fin que vous compreniez
ce que j y fais. J’ai commencé par Paksan, situé à 150 km
Première leçon de vie : malgré le peu qu’ils ont, les inondations subies, les maladies… cette famille souriait, était honorée que quelqu’un s’intéresse à eux et est heureuse. Quand je pense qu’en France on fait la grève à tous les coins de rues, qu’on se plaint dès qu’on a le moindre souci, et qu’en plus personne ne sourit ! Je me dis qu’on a vraiment rien compris. On est sensé tout avoir et on n’est pas heureux.
Bref, leur sourire et leur facilité à communiquer m’a mis du baume au cœur.
Après nous sommes allées chez un autre filleul, puis dans un autre quartier de Paksan. Là, par contre, je n’ai pas pu descendre de la voiture, la filleule et sa mère ont du venir à la voiture et j’ai pu poser des questions et prendre des photos par l’entrebâillure de la porte. Les voisins regardaient avec attention, nous sommes vite reparties. Sans commentaires, mais je n’oublie pas où je suis.
Après Paksan je suis rentrée à Vientiane, pour mes cours de Lao. Voilà maintenant un mois et plus que j’ai deux de cours le mardi et le jeudi. Cette langue est absolument superbe, malgré les grosses difficultés que j’ai au niveau de la prononciation, car oui c’est une langue tonale (variation dans le ton de la voix, par exemple Ma et Ma, s’écrivent pareil, mais se prononcent différemment donc ne veulent pas dire la même chose, l’un veut dire cheval, l’autre chien… j’ ai intérêt à ne pas me planter ! surtout que parfois, les mots qui se ressemblent ainsi veulent dire le contraire, ainsi « près » ou « loin » s’écrivent exactement pareil, mais ne se prononcent pas de la même façon. Pour notre oreille d’européens, on n’entend même pas la différence, imaginez mon désarroi !). Mais c’est une langue superbe, car par exemple, « ampoule » en Lao se dit « fleur de feu », ou bien pour dire l’heure, on dit « 8 Mon » car les Lao n’avait pas de montre avant l’arrivée de français en 1904, et lisait l’heure avec le soleil, les français leur on donc montrer la montre ; donc ils disent « 8 sur ta montre » en gros, mais comme Montre est un mot difficile à prononcer pour un Lao, il s’est transformé en « Mon » ! Il y a beaucoup de subtilités comme ça, j’adore !
Deux jours plus tard, je suis repartie
pour Paksé. 700 km
Là j’ai été très bien accueillie, comme toujours au Laos, par les sœurs du couvent, il y a aussi un foyer de 13 filles chez elle. Quand je dis foyer, c’est un bien grand mot, disons que la pièce principale est séparée par un haut-vent et que à gauche 13 filles dorment sur des planches de bois et à droite il y a une table pour manger. Il y a 3 douches pour tout le monde, situées dehors. Je crois que je n’ai jamais autant entendu rire dans une maison qu’ici ! Les filles mangent dans la cuisine, et à chaque fois ce sont des éclats de rire francs et joyeux, qui emplissent la maison ! J’adore cet endroit, d’apparence triste, grise et bétonnée, royaume du moustique, mais je m’y sens bien, c’est un endroit très chaleureux. Surtout quand les sœurs dinent en regardant les feuilletons thaïs, sur des histoires de dynastie, d’honneur, de trahison, de fantôme… bref sur les sujets chers aux asiatiques ; et qu’elles me traduisent avec grand sérieux l’histoire en court, en précisant bien qui sont les méchants et les gentils !
Elles m’ont fait visiter tous les villages dont elles s’occupent et où nous avons des filleuls. D’ailleurs j’en profite pour rappeler aux personnes qui m’avaient dit être intéressée par parrainer une enfant, qu’elles peuvent le faire en appelant EDM. C’est très simple. De plus je vous redis, qu’EDM fête ses 50 ans à l’NESCO le week-end du 22-23 novembre à Paris. Si vous pouvez y aller, je serais ravie, car cela vous permettra de mieux imaginer mon quotidien et de me dire comment c’était !
J’ai donc vu beaucoup de village, dont je vous ai mis des photos, car il serrait trop long de tout vous raconter. Il y a juste une petite anecdote rigolote qui me revient : j’étais avec un père dans un village où nous sommes reconnu, les habitants savent qui je suis, ils m’ont donc honorés d’un baci, pour à travers moi, remercier tous les parrains et bienfaiteurs qui leur permettent d’envoyer leurs enfants à l’école. Pendant le baci, je ne sais pas si je vous l’avez précisé mais, on met dans la main de la personne à qui l’on noue le fil, de la nourriture, de l’argent, de l’alcool… à fin qu’elle n’en manque jamais. Me voilà donc en plein baci, avec un paquet de gâteau, un verre d’alcol local ( qu’on est obligé de boire) bien rempli ( beurk), et je sens que l’on me rajoute quelque chose, curieuse je regarde : des foies de poulets bouillis, glups, beurk , je détourne donc la tête et regarde le père à qui l’on fait aussi le baci, et je vois qu’on lui mets la patte entière bouillie du poulet, là je rigole intérieurement (vous connaissez mon gout pour les os) et je me dit « haha, finalement je suis pas si mal lotie, pas de chance mon père », un peu moqueuse. Et puis je sens qu’on me rajoute quelque chose dans la main, en effet : j’avais moi aussi la deuxième patte du poulet ! Je me dis tiens, merde je n’aurai pas du me moquer, et là on me rajoute, extrême honneur, la tête du poulet bouilli, sans la peau….. Je me suis dis, bon Bâ voilà, t’aurais pas du te moquer ! Disons que maintenant je sais que je peux supporter des os dans ma main, des têtes et de boire un verre d’alcool de riz fermenté, sans tout vomir. Bien utile le séjour au Laos !
Ce village est paradisiaque, situé au
milieu d’une foret exotique, où l’on ne voit pas à plus de 4m, où il y un calme
extraordinaire, bon à part la télé à fond. C’est un des villages les plus
pauvres où je suis allée, je peux le remarquer au baci fait, vous verrez sur
les photos, il n’y a pas la présentation en feuille de bananier et fleur
orange, juste des fils poser sur un plateau avec un poulet bouilli. C’est un
village très traditionnel, les femmes ont fait la cuisine et y ont mangé, j’ai
mangé avec les hommes les plus importants du village et le père dans la pièce
principale. Retour en arrière de deux siècles par rapport à la France
Il y a un point commun entre tous les
villages que j’ai vu, c’est que je fais peur aux enfants. En effet dès que je
passe près d’un bébé, d’un enfant ou que je m’approche de lui (max 5- 6 mètres
Malgré le faite que je suis une personne étrangère, qui leur fait peur et que j’en suis désolée, je fais face à une difficulté du terrain : faire écrire les enfants. Les Laos sont d’un naturel timide, très timide et pas vraiment plein d’initiative et indépendant. La femme a un rôle particulier dans la société, elle gère tout : les salaires, elle donne juste un peu à son mari pour qu’il puisse aller boire 2-3 bières avec ses amis, elle couve ses fils et les rend presque dépendant d’elle, ils ne savent rien faire, et élève ses filles à la dur, comme elle l’ été, pour qu’elles puissent faire la même chose plus tard. Mon professeur de Lao nous a appris que au Laos c’est toujours la mère qui gagne dans les conflits avec les belles filles, c’est la personne la plus importantes pour chaque Lao. Alors les filleuls ne sont pas habitués à prendre des initiatives, raconter leur vies. De plus la culture, ici, est celle de l’oral, donc écrire… ça ne leur dit rien. J’ai passé 15 minutes avec le père à essayer de faire dessiner deux filleules (trop petites pour écrire), parce qu’elles n’avaient pas encore donné de nouvelles à leur parrains. Et bien il y en a une qui n’a jamais voulu, même encouragée par son père, elle était trop timide et avait peur de mal faire. J’ai pourtant expliqué à quel point c’est important pour le parrain, dont la culture est celle de l’écrit ; rien à faire.
En plus de cette timidité maladive, les Lao ne sont pas vraiment, comment dire, très efficace dans le travail. En effet, le principe de moins j’en fais mieux je me porte, est national, ici. Vous me direz, Léon on a les mêmes à la maison, avec la poste et autres administrations. Mais là c’est assez poussé à l’extrême, si ils e comprennent pas ce que vous voulez dans un magasin, ils ne se lèvent même pas ou ne vous répondent même pas. Au moins pas de perte de temps. Ils ne sont pas très commerçants ; les seuls commerces sont tenus par des Vietnamiens.
J’ai passé 4 jours supers entre les villages et les RP géniaux. Une sœur m’a conduite partout, on a même grimper un escalier poser au milieu d’une montagne d’où nous avions une vue extraordinaire. Nous sommes allées dans les marché locaux, où elle m’a offert un « Sin », jupe traditionnelle, qu’une autre sœur a cousu à ma taille (je ne peux pas acheter le tissus déjà cousu, car il n’y a pas ma taille ici, je suis saucissonnée dans tout, autant vous dire que je ne me sens pas légère telle une hirondelle), elle l’a cousu en 10 minutes avant le déjeuner ; et j’ai eu le droit à beaucoup de compliments le lendemain en la portant à l’église ; compliments émis principalement par des femmes que je ne connaissait pas et qui me tâtaient de partout en disant que j’étais bien habillée. Les lao sont très tactiles et la notion de « privé » n’existe pas. Cela ne dérangera personne ( à part moi) que quelqu’un baille bruyamment en plein bus de nuit, ou parle au téléphone très fort, dans le même contexte…
J’ai écumé les marchés de chaque village, allant de découvertes en découvertes, posant plein de questions sur ce que je voyais. En particulier je vous laisse découvrir serpents et autres hygouanes ainsi que les bouts de peau de porcs séchès (avec les poils) dont ils rafolent… ne pas aller au marché si on a une légère nausée à la base. Les audeurs puvent parfois être surprenante. Je suis moqueuse, mais les marchés sont des endroits extraordianires, plein de couleurs et de découvertes. Les marchands sont regroupés par catégories d’objets vendus et les prix snt tous les mêmes, interdiction à la concurrence. No comment.
Le père est extraordinaire, il m’a fait rencontrer un autre père extraordinaire, à la retraite. Ils se foutent de moi et de ma méconnaissance de la bible ; c’est trop drôle !
J’ai rencontré les femmes les plus choux du Laos, deux sœurs que je vous laisse découvrir sur les photos. Sur les photos vous découvrirez aussi de l’alcol avec des reptiles dedans, des fox pour goud’s, des moments de solitude après 10 min de pluie en moto……. Je vous laisse voir.
Je suis rentrée à Vientiane pour mes coure et une pause écriture de rapport. Là je retrouve la vie d’expat sympa et qui, je m’en rends maintenant compte, m’est vitale à Vientiane pour pouvoir décompresser. Là j’ai mangé la chose la pus grasse et dégueu du monde : un beignet à la saucisse au caramel….. Je vous laisse imaginer ma surprise quand j’ai croqué dans ce que je croyais être un beignet nature. Pendant ces deux jours j’ai aussi retrouvé ma moto, oui j’ai une moto !!! La sœur m’en prête une pour mes déplacements, je vous passe rapidement mes premiers moments sur cet engin du malin, pour éviter toutes peurs, oui j’ai glissé, non je ne me suis pas fait mal. Oui je suis prudente, et oui je me suis bruler sur le peau d’échappement, tout le monde m’adit « bienvenu au Laos » après cette brulure, qui apparemment est une étape obligatoire à une bonne integration. J’ai aussi retrouvé le Geko dans ma chambre. Toujours auusi calme et sympa. Je fais beaucoup de listes de choses à faire pour ne rien oublier, mais il faut croire qu’elles ne sont pas au point car j’ai oublié trois anniversaires (le PEACRITT, pardonnez-moi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!), je vais revoir mon organisation !!
Je suis donc repartie deux jours plus tard
en direction de Thakhek, 300
km
Bref, me voilà à thakhek. Où je visite d’autres villages, je rencontre des enfants très indépendants, à 5 ans ils s’occupent des plus petits pendant que les parents sont aux champs, font à manger… un autre monde.
Avec les RP mon compteur commence à fumer
un peu, je dois avoir atteint les 3 000 km
Puis je suis retournée à Paksé pour une visite de parrain. C’était très intéressant d’avoir le point de vue de l’autre coté de la chaine du parrainage.
Nous avons visité un lieu paradisiaque, éco-touristique où les maisons sont dans les arbres… je vous laisse voir les photos.
Par contre nous avons aussi visité un village traditionnel à l’intention des touristes dans lequel des villageois habitaient vraiment. Un village-zoo, drôle de sensation, mal à l’aise. Atroce, on est vite repartit.
J’ai pu avoir des échanges avec certains enfants moins farouches, bien rigolo ; c’est ce qui me manque dans ma mission, les échangent avec les enfants. En général je passe rapidement dans chaque village donc je n’ai pas le temps de tisser des liens avec eux ; donc je garde ces moments de rigolade bien dans mon cœur.
Vous verrez mon passage rapide par la case rizière…
Et puis je vous laisse aussi imaginer les mets délicieux en photos : Les fruits et légumes, les nems !!!! il y a aussi toutes les messes auxquelles j’ai assisté récemment, et les moment d’échanges insolites photographiés !
Voilà j’essai de ne pas trop vous bassiner et je vous retrouve vite et bientôt pour de nouvelles aventures !
25 octobre 2008
pfiou!
Le titre de ce texte évoque le bruit d'une personne fatiguée, enfin, normalement...
Je vous délaisse un peu, public voir "fans" aux dires de certains... Désolée, mais j'ai actuellement plus de 2 200 km à mon compteur en moins de 10 jours et là je suis un peu fatiguée. Je rentre à Vientiane la semaine prochaine, je vais pouvoir me reposer et mettre à jours mon blog à fin de continuer à vous faire partager mon expérience. Je suis contente car certains me disent que je les sors de leurs quotidiens grisailleux et froids, avec mes récits. Ravie de vous plaire!
Mon réveil de demain matin me nargue du coin de l'oeil, en effet il est réglé à 5h15. Super dimanche!! beucoup d'entre vous ne seront surement pas couchés et même peut-être un brin festifs et doucement ennivrés, et bien j'aurai une pensée pour vous!
cela dit, je m'en vais avaler mon bol de riz et me laisser emporter dans les bras de Morphée.
Ps: un avant goût de mes news de la semaine prochaine: je me suis fait voler tout mon argent et le lendemain la maison a été cambriolée. Vive le Laos!
16 octobre 2008
des photos!
voici trois jours que je mets a jour mes photos sur le blog, et mes nerfs sont sur le point de craquer, cais ca y est!!!!!!!!!!!!! en attendant de nouvelles aventures, je pars ce soir a Pakse!
30 septembre 2008
Le quotidien au Laos
Voilà que le cadre est posé par ma news letter, et mes jours relatés sur le terrain, je vais pouvoir vous raconter les petites choses quotidiennes, qui font du Laos, le Laos!
Comment commencer?
Je vais vous raconter une journée type. (elle sera bien chargée, histoire de tout vous raconter)
Réveillée par l'aboiement des chiens du coin, alors les chiens: animal pas domestique, pas vraiment apprécié, c'est plutôt l'inverse: oups j ai écrasé un chien... bon ba ça nous ferra un bon repas… J ai pas encore gouté (enfin je crois) mais c'est très bon parait-il.les Laos n'ont pas d'animaux domestiques; juste des animaux d'élevages; donc ni Uki, ni Charly (bestioles de ma famille).
Réveillée donc par eux et les vaches qui meuglent pour être sures de pas être loin les unes des autres... Les vaches: animaux très repandus et en semi liberté, en fait en complète liberté mais avec une cloche autour du coup et une corde les reliant entre elle, ce qui fait que le troupeau, 2-3 vaches, reste ensemble. Ce qui fait aussi de bonnes frayeurs sur la route quand tout d'un coup une vache décide de traverser... bien sur au dernier moment. Pareil pour les chèvres.
Donc sortie des bras de Morphée par ce tintamarre (j’oubliais les grenouilles, qui viennent de se rappeler à mon oreille !) et ayant eu chaud toute le nuit, oui il fait 25° la nuit sans problème, et il pleut à torrent. C'est toujours la mousson, donc quand il pleut la nuit, c'est TOUTE la nuit et très fort car ça résonne sur les tôles du toit, donc quand je dis" j ai dormi", c’est assez aléatoire... et quand il pleut la journée c’est d’un coup des trombes d’eau mais ça ne dur jamais longtemps.
Bref je vais dans ma salle de bain, oui, c'est la classe, j ai MA salle de bain, mais ce qui est encore plus au top c'est que j ai l'eau chaude!!!!!!!!!!!!!!! CA c'est la VRAIE classe au Laos. Seules 2 des 4 salles de bain de la maison ont l'eau chaude. Ca parait pas forcement utile comme ça, l'eau chaude, on se dit, m'enfin il fait 30° à 10h du matin y a pas besoin d'eau chaude... Queneni, l'eau est très fraiche! Et à fin de ne pas se raidir les muscles à chaque douche (environ 2 fois par jour) c'est quand même mieux quand l'eau est tiède.
Quand je dis salle de bain, ceux qui sont déjà allé en Asie me comprennent... Je veux dire pièce carrée et carrelée, composée d’un toilette et de son tuyau-jet-d-eau-essuie-tout, d’un lavabo et d’un pommeau de douche accroché au mur. Oui Oui on se douce dans toute la salle de bain d’un coup (ce qui rendrait dingo ma cousine et son « mets pas d’eau partout ! »). Ce qui est en fait très agréable, on n’est pas étriqué dans un coin, bien au contraire on est bien à l’aise, surtout lorsqu’on a oublié le gel douche dans un coin…
Bref me voilà fraîchement lavée et habillée, d’habits lavés dans ces immenses lave-linge américain où tout habit fini par trépasser… Les habits à Vientiane sèchent vite car on peut les laisser dehors, mais quand on part chez nos RP et qu’on les lave à la main, on ne peut pas vraiment laisser sécher ses petites culottes sur le balcon du séminaire… donc on met le ventilo du plafond en route (toute pièce en est fournie, ici) et hop, vogue la galère et sèche !
Me voilà donc prête à prendre mon petit-déjeuner, composé de pain de mie aux céréales et de vache qui rit, oui, moi, la dévoreuse de fromage qui pue, me voilà face à une pâte reconstituée de croute de fromage avarié… C’est ça où du riz à tous les repas. Va pour la vache qui rit. Par contre la diversité de thé est énorme et ils sont tous excellent ! Je me régale.
Je sors alors de la maison (promis toute la journée serra pas aussi détaillée…), et je remonte ma rue pour me trouver dans la rue principale de Vientiane, excessivement longue (Vientiane a été reconstruit par les Français après avoir été rasée pour moult invasions, et les architectes ont reconstruit en quadrillage). Et là toutes les odeurs et la pollution d’une capitale me remontent au nez. Il faut savoir qu’au Laos les éboueurs sont payant, alors vous imaginez bien qu’il n’y a qu’une infime partie de la population qui peut se les payer (heureusement, parce que quand on croise un camion poubelle de temps en temps dans la rue, l’odeur est mortelle, vraiment, je ne rigole pas… quand on les voit de loin on retient sa respiration, mais parfois on discute sans faire attention, et là BAM, l’odeur qui pue). Du coup les habitants mettent toutes leurs ordures au font du jardin et les brulent de temps en temps (ma cousine, qui non, n’est pas maniaque mais aime bien que les choses soient rangées et déteste les fourmis, je te dédicace les photos de mon jardin). Mon moi écolo fut bien meurtri quand je fus contrainte et soumise à (de ?) jeter mes ordures dans le jardin… du coup, vous l’aurez compris, le coté écolo n’est pas excessivement développer chez les Lao, genre je trie ma poubelle ? euh non. Donc il est tout à fait normal de jeter ses déchets à travers les fenêtres du bus ou juste comme ça dans la rue. Vous pourrez voir sur les photos l’état des bords de routes.
Comme je n’ai pas encore de moto, je dois prendre des bus, passant toutes les demi-heures, mais assez aléatoirement quand même, rien n’est bien ponctuel ici, sinon je prends un touk-touk. Il faut toujours négocier parce que je suis blanche, donc un peu comme un billet de dollar ambulant pour certain. Mais le prix n’est jamais excessivement élevé, contrairement aux autres pays l’entourant, le Laos n’est pas un pays on l’on doit craindre de ce faire avoir à tout les coins de rue. Bien au contraire en général le prix est juste. Par contre à vientiane, la capitale, où il ya pas mal d’expatriés payés comme en France, donc très riches ici, les habitants savent qu’ils peuvent monter un peu le prix. Me voilà donc dans un touk-touk en direction du centre (10 min) et c’est alors le choque des permis de conduire. Je m’explique, 80% des Lao achètent leur permis et 18% ne l’ont pas du tout, seul 2% passent par des auto-écoles, très chères, donc les priorités ? connais pas… et surtout je ne sais pas pourquoi ils démarrent en 2nde et roulent en 5ème dès 30 km/h, pauvres voitures… Quand au bus pour se déplacer dans le pays, c’est tout un poème. Soit ils sont VIP avec clim (un peu plus chers et plus confort), donc rideaux roses à froufrou, soit ce sont des bus locaux, avec musique Lao à fond jour et nuit, datant de la colonisation, donc impossible d’y dormir. Le must du must c’est le sleeping bus…. LA classe : pour des trajets long d’une nuit il existe des bus-lits, ce sont deux rangées de deux lits superposés, hyper confort, bon un peu court car à la taille local, mais en fin de tuillage après toutes les sortes de bus empruntés (j’oubli le mini bus suffocant sans fenêtre ni clim, quand on est au fond), c’est du bonheur !
Il m’est arrivé de faire ma phallangue ( je vous ai dit déjà je cois, phallangue veut dire français à la base, mais c’est élargi à tous les blanc, donc touristes..), c'est-à-dire d’aller dans un salon de coiffure-centre esthétique pour me faire épiler. Désolée de ce détail mais la séance vaut le détour. Me voilà allongée sur une table de massage, les Lao sont très pudiques donc je n’enlève pas mon T-shirt (détail croustillant : j y allais pour les aisselles), et la dame prend une long spatule en fer aplatie et ronde au bout (un peut comme l’ustensile des faiseurs de crêpes…) et m’étale ardemment une cire marron chauffée dans une machine que les premiers phallangues ont du rapporter, et me souriant arrache mes poils, dans une non douceur extrême. Les Lao sourient tout le temps, surtout en période douloureuse. A table une sœur malade laisse échapper des larmes de douleur, tout le monde se met alors à rire, elle s’est donc elle-même mise à rire. Quelle leçon, plutôt que de s’apitoyer sur son sort, on dit « ce n’est pas grave ». Alors j’ai souri à l’esthéticienne.
Continuant mon tour en ville je vois des magasins de lits, de fauteuils. Vous voyez les tissus de vos arrières grands-mères ? Les mêmes !! Des fleurs en veux-tu en voilà, du rose avec du mauve et du jaune, le tout sur un fond beige irisé, j’adore ! Kitch for ever. Le tunning aussi a un grand avenir devant lui à Vientiane. Les habitants n’ont pas forcement l’argent pour se payer une bonne moto ou une bonne voiture, mais les néons bleus dessous, si !!
Il y a toujours les chiens qui errent partout, leurs races ? Je crois qu’il y a tellement de croisement, que c’est indéfinissable. Il y en a même qui n’ont pas l’air que canin…
Cherchant à faire des photocopies, je rentre dans un magasin spécialisé. Comment je sais qu’il est spécialisé ? Les employés ont leurs diplômes de photocopieurs accrochés au mur. Et attention, c’est chacun un photocopieur spécifique !
L’heure du déjeuner approchant, midi pile (Didier vient vivre ici !), je me rapproche d’un délicieux fumet, celui d’une soupe chinoise. Soupe, pâtes, légumes, boulette de porc, tripes (vous me connaissez, je les ai consciencieusement mises de coté), à manger dans un bon bouillon avec des baguettes et une cuillère. Succulent !
Il est maintenant 13h, et la ville s’endort pour la sieste jusqu’à 15h… il fait tellement chaud que l’on prend vite le rythme. Les gens se lèvent tôt 5-6h du matin, font la sieste et se couche vers 22h. Chez les RP on se lève à 5h30, donc on se couche à 20h, le dîner étant à 18h. Pas de goûter. Chaque fois que nous mangeons chez les RP, nous sommes accueilli royalement, toute la nourriture est de notre coté de la table et le reste des convives, filleuls et autres habitants, se partagent le quart de ce que nous avons, nous à trois. Toujours cette sensation de pied d’éstalle ( ?) absolument pas justifié mais à respecter. Nous avons quand même pris l’habitude de faire passer nos plats au reste de la tablée, après s’être copieusement servie pour faire honneur, bien sur. Et moi qui pensais mincir en ne mangeant que du riz… Les nems sont un délice, rien à voir avec ceux des quartiers chinois français, le riz à tellement de façon d’être cuit et il en existe tellement de sorte que chaque bouchée est une extase. Les plats relevés, pas épicés car j’ai dis que je n’aimais pas trop et ils ont eu la délicatesse de me faire une sauce à part, ces plats très gouteux font danser mes papilles rien qu’à leur vue. C’est le carnaval de rio dans ma bouche, en plein Laos ! bien sur à la maison c’est moins bon, la cuisine étant sommaire, et la nourriture coutant cher, il est parfois préférable et plus abordable de manger à l’extérieur.
Mes cours de Lao ne commencent que la semaine prochaine, donc je ne peux pas encore vous en parler… j ai juste appris à compter et quelques mots basique, mais j ai hâte de pouvoir surmonter cette barrière de la langue, bien handicapante pour discuter et échanger. Surtout que mes collocs parlent tous Lao. Mes collocs : Jeanne, qui est lao mais a toujours vécu en France, c’est la nièce de Sœur André, RP a qui appartient la maison; Sébastien un volontaire des Missions Etrangères de Paris ; et Seuth, un ancien filleul parrainé par EDM qui reste dans la maison pour l’entretenir un peu et faire le chauffeur pour la sœur qui habite 4km plus loin ; il est lao, donc mes conversations avec lui sont assez restreintes… chacun sa chambre, chacun sa salle de bain, la classe, il y a même une chambre et une salle de bain en plus pour les pères et sœurs de passage.
Le soir je me dirige vers un apèro organisé par « Vientiane accueil», c’est une association tenue par des femmes d’expatriés français, qui a pour but d’accueillir et d’orienter les nouveaux français. Chose noble, mais n’étant pas du tout venue ici pour rencontrer des Français, j’y suis tout de même allée, car, très consciencieuse, je sais que l’objectif principal de ma mission est d’élargir nos contacts au sein du Laos, à fin de venir en aide à plus d’enfants. Ce fut le jackpot ! Une dame souhaitant parrainer, une dame ayant des contacts dans des villages reculés et pauvres, une jeune voulant devenir Bambou… je vous passe les détails, mais ce fut une réussite. De plus l’apéritif n’étant pas le sport national Lao, comparé à la France, c’était bien agréable. De plus quelle surprise de voir une bouteille de pastis et une autre de Suze !!
Après toutes ces découvertes, une bonne nuit s’impose. Vient alors, l’heure des lits… Ce ne sont pas à proprement parlé des lits moelleux, mais plutôt des planches de bois un peu molletonnées. Vous me direz c’est bon pour le dos. Une douche et hop au lit !
Voilà une sorte de journée que l’on peut passée ici, à Vientiane. Je suis allée un peu vite sur les anecdotes, mais je voulais vous mettre dans l’ambiance… Car j’aurai plein d’autres histoires à vous raconter pendant cette année !
Je pars Vendredi de nouveau sur le terrain, donc je vous raconterai. Quant aux photos j’ai des problèmes avec mon blog, c’est un peu compliqué donc je pense en changer rapidement mais je vous donnerai bien sur la nouvelle adresse…
Et vous, ça va ?
A bientôt.
27 septembre 2008
10 jours de tuilage
Me voilà de retour à Vientiane, et pour répondre à la pression de
mon public, je me retrouve devant mon ordinateur, dans un cyber, prête
à raconter ces deux semaines intenses que je viens de vivre.
et là gros blanc. par où commencer???!
Je vais
donc essayer , non réussir, à vous présenter tous ces événements en
ordre chronologique. Mais tout d'abord, je dois vous demander
indulgence, car oui, public, je suis nulle en orthographe! donc merci
de votre indulgence quand aux moult fautes risquant de se glisser sur
ce blog...
Après avoir passé 2h20 dans l'avion pour Helsinki, où il faisait 9°c,
je suis arrivée sans encombres, après 9h de vol à Bangkok (BKK), àù il
faisait 30°c et 70% d'humidité. Le choc. Là, Laure m'attendait, nous
sommes donc allées en taxi à la maison des bambous (n'oubliez pas que
je suis devenue bambou, "bambou un jour, bambou toujours..."), où j ai
rencontré les bambous thailande. Après un déjeuner dans un retaurant
bien climatisé, et une sieste bien méritée, nous sommes partie en bus
de nuit direction Vientiane.
ça parrait simple à dire, mais ce voyage est jonché d'obstacles. c'est
à dire qu'après 9h de bus dans des fauteuils, confortables, mais bon
fauteuils quand même, nous sommes arrivées à la gare de terminus située
à la frontière coté Thailande. de là nous avons pris un touktouk
(transport constitué d'une sorte de moto tractant une remorque avec un
banc et une petit toit, ne dépassant pas les 25 km/h) pour arriver à la
frontière. La frontière étant fermée, nous avons attendu 45 min son
ouverture. Après avoir passé la douane (verifie nos papiers) et s'être
faites doublées par 2-3 personnes (la notion de file d'attente est
quasi inexistente), nous avons attendu un bus-passe-frontière, qui
permet de traverser le pont-frontière au dessus du Mékong (fleuve
majestueux et énorme, marron). de l'autre coté du pont, au laos, nous
avons attendu que le guichet des visa ouvre. un bon 30 min plus tard,
je donnais mon passeport et les sous pour obtenir un visa de 30 jours.
encore 30 min plus tard (être toujours patient au Laos) j ai enfin
récupéré mes papiers et nous avons pu passer la frontière, là nous
avons pris un touktouk qui nous a ammené à vientiane, dans notre
maison. il était 10h du matin et nous étions partie à 17h de la maison
des bambous de BKK. fatiguées? oh juste un peu....
Après une bonne sieste, nous sommes allées chez soeur André, a qui appartient la maison dans laquelle nous logeons et qui est aussi une résponsable de programme (c'est à dire qu'elle s'occupe d'enfants parrainés par vous, européens généreux, qui faites confiance à Enfants du Mékong), elle a un foyer de garçons et un autre de filles. ils vivent dans la campagne de vientiane, en élevant cochons, canards, grenouilles, poule, coqs...... tous sont étudiants. J en parlerait plus au file de l année.
Le lendemain nous sommes allés chez Soeur catherine,
qui a un foyer à vientiane, composé de filles scolarisées, entre 5 et
20 ans. toujours grace au concept du parrainage. nous avons été
royalement accueilli et avont fêter dignement le départ de Laure et mon
arrivée. Le repas était digne d'un repas de Noel, à l'asiatique, bien
sur, nems (appellés ram au vietnam) fait maison, soupe, riz en tout
genre (normal, gluant... j adore!!), et autres mets plus gouteux les
uns que les autres!!
Les filles nous ont ensuite fait un spectacle de danse traditionnelles
de leur éthnie. ce sont des filles issues de tous les coins du Laos,
généralement de famille tres pauvres, car d'éthnies chassées ou
maltraitées par le gouvernement ( par exemple pou éviter l'abattage
d'arbre que les étnies des montagnes sont obligées de faire pour
survivre, le gouvernement les force à descendre dans les plaines en
leur donnant un héctare de rizière à cultiver, autant dire un micro
bout, car c'est bien trop peu pour pouvoir manger du riz et le vendre,
ces familles se retrouvent déracinées et ne sachant pas comment vivre
en plaine, donc tres pauvres, un enfant par famille est envoyé par les
parents,pour faire des études chez nos résponsbles, dans l'espoir qu'il
trouve un métier plus tard et puisse aider le reste de la famille). Les
danses étaient super , quoique un peu lentes pour nous, européens pas
habitués à la finesse des danses asiatiques.
Nous avons ensuite fait un baci. un baci est le rituel traditionnel
pour fêter un événement: naissance, départ, arrivée.. il consiste à
tous s'asseoir par terre autour d une coupelle ornée de nourritures et
de fleurs au milieu duquel se trouve une composition de feuille et
fleur ainsi qu'une multitude de fil blanc. après la benediction du
tout, chacun prend des fils blancs et après y avoir fait un neoud, le
noue autour du poignet des personnes de son choix en lui souhaitant la
santé, le bonheur...... la ceremonie se transforme alors en joyeux
capharnaüm, ou tout le monde entoure des fils à tout le monde;
traditionnellement les personnes à qui l ont fait le nouage en premeir
sont celles qui sont les plus importantes, chefs de village, prêtres,
soeurs.... et donc quel étonnement quand tout le monde se met à faire
la queue devant nous, pour nous nouer des fils en premier à nous,
petits blancs, qui sommes là que pour une année de notre vie....
sensation bizarre d'être mis sur un pied d'éstalle absolument pas
justifié. Mais dans le soucis de ne pas blaisser nos hotes nous
sourions et écoutons toutes les benedictions qui nous sont dites, même,
voir surtout, par la pette nouvelle filleule de 5 ans, trouvée dans le
rue par Sr catherine 2 semaines au paravant, et qui est très timide et
solitaire. face à face inoubliable.
Après une soirée forte en émotion nous rentrons our nous préparer à
partir faire le tour des RP (résponsable de programme) dans le reste du
Laos. Le lendemain, 2h de bus plus tard (en vrai 2h30, mais les 30 min
ont éte dédiés à des vendeurs embulants, montés dans le bus essayant de
nous vendre des grenouilles grillées, des chewing gum, des méthode pour
apprendre le français, des mangues...), nous voilà arrivés à Paksan.
Petit village autour de la route principale, où nous sommes acceuillis
par Miss Sim, soeur oblate (les oblates sont des soeurs d une
congragation crées pour les permettre de ne pas porter l'habit, à fin
de pouvoir s insere dans les populations sans être reconnues et ainsi
évangeliser sans peur du gouvernement, aps très friands des
catholiques..., mais du coup elles doivent aussi avoir un travail). là
nous sommes de nouveau royalement accueillis, et après la sieste
(rituel national) nous commençons à travailler. nous rencontrons
champeng, une autre RP qui arrive avec 6 garçons à nous presenter pour
les faire parrainer,ils sont arrivés chez elle un jour, envoyés par
leur famille pour être pris en charge et pour pouvoir aller à l ecole,
qu ils ne peuvent payer et qui est située beaucoup trop loin de leur
village pous pouvoir faire l aller retpur de facon journalière. nous
prenons alors toutes les informations, Madame Sim, aussi, nous present
des nouvelles filles, elle a un foyer (dans lequel nous sommes) et d
autrs filleuls dans des villages aux alentours. Ces filles veulent
absoulent continuer leurs études, parfois contre l avis de leurs
parents qui prefereraint les avoir à la rizière pour aider à la culture
et la vente du riz; à fin de pouvoir apprendre un metier et aussi
échaper à un maraige trop précoce. en effet les filles étant en
surnombre par rapport aux garçons, elles sont demandées tres tot en
mariage (15 ans), surtout par les garçons des bases militaires
alentours. ce qui en général arrange les familles, car ça leur fait une
bouche en moins à nourrir et aasure à leur fille un niveau de vie
minimum, puisque le garçon est militaire.
Le lendemain nous sommes allés voir Madame Bunmy, une RP
extraordinaire, qui s occupe d une école de 70 enfants en primaire, qui
vient de perde son deuxième enfant, de 20 ans, alors qu il jouait au
foot. c est la raison qui a été donnée à sa mort: le foot. ici la
medecine est tellement approximative qu on ne sait pas la cause
médicale. bref une femme en or et pleine de devouement à qui EDM rend
hommage le week end du 22 23 novembre lors de la celebration de ses 50
ans à l unecso à paris, en l invitant. imginez la joie dans les yeux de
bounmy quand onlui parle de son passeport et de son voyage à paris et
son passage à lourdes, son reve!
A chaque fois que nous voyons desRP nous travaillons et passons en revu
tous les enfants de son programme, mais je vous passe les details
technique du travaill de coordo... parceque déjà que 1à jours c'est
long à racinter alors en plus si je vous parlais boulot!!!!!!!! d
ailleurs vous pouvez faire des petites pauses dans cette lecture...
pause pipi/cigarette pour qui veut... je suis désolée de vous écrire
tant d un coup, mais je n ai pas pu le faire avant danc je me ratrappe!
fin de l entracte.
nous avons de nouveau eu un baci chez Madame Sim, avec tous les RP du
coin (champeng, bounmy...) et nous avons été couverts de cadeaux, que
bien sur, j ai oublié dans le bus le lendemain........... les
boules...........
après 2h de bus nous voilà à takhek où nous sommes hébérgés chez père
Prida, dans son seminaire. là nous voyons tous les RP du coin. nous
travaillons bien entendu et puis nous sommes allés dans le village où
se trouve une partie des filleuls du père. un village composé à moitier
par des catholique et l autre moitié de boudhiste, leur cohabitation se
passe à merveille, lors des fetes de chaque religion, tout le monde y
participe, et il n y a pas de conflit. nous sommes accueillis très
bien, le village étant très pauvres, il y peu de nourriture et les
enfants pas habitués à voir des phallangues ( à la base ce mot veut
dire "français" suite à la colonisation, je ferais un topo sur le Laos
plus tard; mais il est maintenant étendu à tous les blancs). les
enfants nous devisagent donc, et s eloignent quand on s approche, par
peur de l inconnu.
les habitants sont douchés et bien habillés pour notre respect (encore
cette sensation non justifiée..) et nous honore d un baci. autant vous
dire qu au bout d un moment on a des fils blancs jusq au coude!
normalement il faut les garder 3 jours, mais il fait tellement chaud
et ca met tellement de temps après la douche que ça gratte donc nous
les coupons un peu avant.... : /
Chez chaque RP où nous nous rendons nous repartons chargés de cadeuaux,
Laure se demande de plus en plus comment elle va faire avec sa limite
de 20 kg à l aeroport!! Laure c'est celle que je remplace et qui me
guide pendant ce tuillage. a thakek, il y a une grande communauté
vietnamienne, qui, je ne sais pas pourquoi, a la recette de la
baguette! donc tous les matins nous nous bafrons de ce pain chaud et
croustillant à volonté, que le père fait acheter pour nous. nous
discutons pas mal avec les seminaristes, avides de connaissance. thakek
est une assez grande ville, c est ici q est basé l autre volontaire
EDM, il est responsable des projets, c'esr à dire les construction en
tout genre q EDM finance.
Le lendemain nous allons de le village du père tung, comme nous sommes
encore en saison des pluies ( juin à octobre) les routes qui ne sont q
en terre ( il n y a q une seule route goudronnée au laos, elle traverse
le pays dans sa longueur, bien sur dans les grandes villes il y a qq
rues goudronnées aussi), cs routes ne sont donc plus que des tas de
boue, nous nous rendons donc au village en moto, car la route est trop
etroite ensuite, on traverse dans la jungle, le père est en rain de la
rendre plus large, toujours grace à EDM, vive EDm, heu pardon, je m
egarre..
donc nous voilà dans un village particulirement isolé. donc pauvre,
vraiment. là nous rencontrons un ancien militaire de l epoque de la
colonisation francaise et qui fait doc un grand effort pour se souvenir
de quelques mots français. nous avons donc droit au traditionnel baci.
mais cette fois-ci, il est couplé avec du Laolao, alcool de riz.
je recitue la scèen: il est 11h du matin, il fait 30°c à l ombre, en
pleine foret, donc envron 85% d'humidité; je suis en menche longue, car
je ne veus pas choquer les traditions, qui consistent à ne pas devoiler
trop son corps, et en pentalon long, et je viens de finir la route
jusqu au village à pied parcequ elle était trop mauvaise; et là le chef
du village me tend un grand verre de Laolao, avec un grand sourire
édenté. a ce moment précis je sais q je ne peux pas refuser, ce serait
un affront, alors je prend mon verre ( le principe de lavage des verres
entre chaque utilisation n est pas non plus d actualité), avec un grand
sourrire et une mini-larme à loeil, et hop, cul sec de Laolao sous les
rires et sourures des villageois. et maintenant on me demande de ma
mettre devant une grande jare, d où sortent 4 tiges de bambous servant
de pailles (hygiène, hygiène...); l alcool de jare vous avez deja
entendu parlé?? et bien pour les novices c est une jare d environ 50cm
de hauteur remplie de laolao (alcoll de riz fermenté) et recouvert d
une bonne couche de riz (en grain) et le tout est laissé à reposer
qqmois, voir année, vous imaginez bien, que quand on en boit on remplie
directement avec du lao lao en mm temps, on attend pas de finir la
jare, la laver et recommencer, non non. les pailles-bambous aussi sont
d origines. me voila donc avec mon verre de laolao cul sec dans le
ventre ( je pense avoir tué ma fleur intestinale) face à ma paille et
sous les ragrds de tous le village; nous prenons donc avec laure botre
courage a deux mains et commencons a boire pour faire baisser le niveau
de l alcool. oui, on peut pas faire semblant de boire car, tous le
village regarde le niveau pour pouvoir rajouter de l alcool, j avoue
avoir un peu filouté et avoir pas beaucoup bu.....
bref
après ce bateme du feu nous vaons visiter le village avec le père et
quand nous sommes revenu, sono et micro (d où cela sotait il??) étaient
branchés avec un jeune en train de hurlr en Lao dedans, nous avons du
dansé mais avons vite dit devoir rentrer avant de se faire alpaguer
pour des danses endiablées et d autres verres de Laoalao.. les jeunes
du villages étaient rouge d alcool, a force de faire des concours d
alcool de jare............
après avoir été raccompagner par tous les enfants du village jusqu a nos motos, nous sommes rentrés. sain et sauf.
Le ledemain, depart pour savanakhet, deuxième ville du Laos, ou nous
sommes resté q une nuit dans une guest house ( hotel pad cher) et vu
les soeurs Rp de la ville. i n y en a que deux. encore des
cadeaux...... et des rencontres de personnalités hors du commun, dont j
aurais bien le temps de vous parler cette année.
Puis direction Pakse, 8h de bus interminablement pourries, l horreur du
transport,Laure a dit q c etait le bus le plu spourris qu elle ai
jamais pris pour ce trajet... le chauffeur s arretait dans les marché
faire ses courses, ou bien rester a fumer des clopes avec ses potes
pendant les pauses... bref, le must!
a pakse nous avons aussi dormi dans une guest house, et rencontré les
RP, des soeurs et un père. Nous avons été dans deux villages de RP,
mais nous n avons pas eu le temps de voir les enfants, nous avons juste
mangé et travaillé.
puis
nous sommes en fin repartis vers Vientiane en sleeping bus, c est a
dire bus avec des lits, oui des lits!! super confort en plus!! la nuit
est donc vite passée. de retour a vientiane nous avons fait toutes les
formalités administartives. fermeture/ouverture de
compte.........visa...
et Laure est finalement partie hier pour la <france, donc me voila maintenant aux renes de ma mission!!
Je pense que je vous ai donné bien assez d informations pour aujourd hui!!!!!
mais moi je commence à avoir mal à la tête!
en plus je dois filer chez le dentiste, car oui j ai choisi le Laos pour avoir des problmes de machoir... youpi..
mais je vous raconterai ma vie a vientiane une autre fois..
bien sur ce recit serra rapidement accompagné de photos!!
je vous remercie de votre attention,
espère que vous allez tous bien , au pays des galçons, et attend de vos nouvelles bien vite!!
à très vite pour de nouvelles avantures ( mais moins longues!)
bise
Arrivée en Asie
Juste un petit mot rapide pour vous dire que je me trouve actuellement
à Bangkok, sous une chaleur de plomb, et une humidité intense. Vous
pouvez donc imaginez mon état après 11h40 de vol!
Mais j'ai été très bien accueillie par Laure, La bambou que je remplace et les autres bambous actuellement en place à BKK.
Après un bon déjeuner de riz sauté dans un restaurant climatisé, et
une sieste indispensable, nous nous préparons à prendre le bus de nuit
ce soir pour Vientiane.
Comme vous l'aurez deviné j'ai hate de faire une vraie nuit!
Voilà pour l'instant un rapide coucou, je me ratrapperai la prochaine
fois en vous envoyant des photos et vous racontant plus de détails!































